Le Sarkophage - Journal d'analyse politique - contre tous les sarkozysmes
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Numéro 15 en kiosque le 14 novembre 2009
Numéro 16 en kiosque à partir du 16 janvier 2010
Sommaire numéro 1

Le proconsul de l'empire
Jean-Luc Pujo

La préférence pour le chômage
Pierre Dockès

Les nations sous le feu des nationalistes
Philippe Damaggio

Les raisons du vote alsacien
Roger Winterhalter

Je suis la vraie droite
François Thévenet

Un maire face au sarkozysme
René Balme

La révolution conservatrice s'apprête à déferler sur la France
Paul Ariès

« casser du nègre »
Philippe Lavodrama

La recherche au service du capital
Jacques Testart

Nicolas Sarkozy, Proconsul de l'Empire (extrait)
Jean-Luc Pujo, président des Clubs « Penser la France »

Nicolas Sarkozy n'est pas Socialiste. Il n'est pas Gaulliste. Il n'est pas Républicain.
Nicolas Sarkozy n'est pas de droite, il n'est pas de gauche.
Nicolas Sarkozy est l'Homme de l'Empire.
C'est à la lecture de cette réalité nouvelle pour la France que nous devons comprendre la situation ainsi créée. Le projet porté par le nouveau pouvoir va générer de profonds bouleversements dont la France aura du mal à se relever.
Certains esprits malins ont voulu couronner Sarkozy d'un chapeau « Bonaparte ». N'est pas Napoléon qui veut ! La taille seule n'a jamais suscité le génie !
Nicolas Sarkozy est l'Homme de l'Empire, il n'est point Empereur. A peine Proconsul aux ordres de la Rome moderne, « Washington » ! En cela, les ralliements d'hommes engagés à gauche — tout comme le rejet de certains caciques de droite — s'expliquent aisément. Certains ont simplement quitté le parti de la France pour celui de l'Empire. Pas plus, pas moins. Imparable logique.
Les français — en vieux gaulois naïfs — n'ont vu que les strass, les paillettes … Rien des réseaux puissants du monde qui gouverne.
Qui donc les a ainsi instruits ? Qui a refusé de le faire ?
Aucune opposition ne fut digne du nom !
Que dire alors des traîtres, poursuivant leurs funestes desseins, trompant tous les repères, trahissant et Voltaire, et Rousseau, et Jaurès, et De Gaulle...

Retrouvez la suite de cet article dans Le Sarkophage, en kiosque à partir du 14 juillet.

La préférence pour le chômage (extrait)
Pierre Dockès, professeur de sciences économiques, Université Lyon 2

Le programme de Nicolas Sarkozy s'est axé sur le slogan « travailler plus pour gagner plus », avec l'idée sous-jacente que la gauche aurait produit en France une préférence pour le loisir, contre les choix de la France profonde – d'où les critiques contre l'esprit de mai 68. Un discours classique à droite : expliquer par l'esprit de jouissance la débâcle économique que nous connaîtrions. Évidemment, si mai 68 était la cible lointaine, les trente-cinq heures restaient la cible la plus proche.
Certes, les trente-cinq heures ont eu des effets mitigés, bien observés aujourd'hui. La réforme avait comme objectif principal la réduction du chômage par le partage du travail : substituer des hommes aux heures avec un soutien public important aux entreprises par réduction des charges sociales. Ce fut un succès. Les chiffres de la DARES, 350000 créations d'emplois, ne sont pas remis en question, la seule question étant de savoir dans quelle mesure ces créations sont dues aussi aux subventions qui les ont accompagnées. L'effet direct sur le chômage ayant été relayé par la croissance induite de la consommation des ménages, la fin des années 1990 fut unique dans les annales statistiques quant au montant des créations d'emplois. Cela dit, le recours aux trente-cinq heures n'est qu'un pistolet à un coup, ce qui limite l'intérêt de ce type de mesure...

Retrouvez la suite de cet article dans Le Sarkophage, en kiosque à partir du 14 juillet.