Le Sarkophage - Journal d'analyse politique - contre tous les sarkozysmes

14 juillet 1789 : prise de la Bastille
14 juillet 2007 : lancement d'un nouveau journal d'analyse politique

Globalivernes
Editorial N° 8

Assez de ces globalivernes qui nous font prendre les intérêts des sociétés transnationales pour ceux des humains. Assez de cette propagande qui pousse les vieux à voter contre les jeunes, les smicards à se méfier des Rmistes et ces derniers à avoir peur des sanspapiers et domicile. Assez de ces mensonges qui éteignent les lumières dans les têtes des jeunes générations. Nous ne pourrons échapper à ce piège que nous tendent nos maîtres que si nous brisons nos chaînes mentales qui finiraient presque autrement par nous faire trouver normales nos autres chaînes. La mondialisation n’existe pas : elle n’est qu’une idéologie au service de l’ultra-capitalisme. Le culte de la croissance économique est une chimère au nom de laquelle on broie la planète.
Ceux-là même qui prospèrent de cette « domination des uns sur les autres et de tous sur la planète » utilisent le terrorisme qu’ils suscitent pour asseoir leur emprise sur nos vies.
Nous revendiquons haut et fort le droit de rêver en dehors des cauchemars du Medef.

Nous revendiquons haut et fort le droit de penser en dehors des critères de la réussite.
Nous ne croyons pas ceux qui, comme Bush ou Sarkozy, clament qu’un autre monde ne serait pas possible : « Parce qu’elle est la clef du progrès environnemental, parce qu’elle fournit les ressources permettant d’investir dans les technologies propres, la croissance est la solution, non le problème. » En effet, nous savons que, comme aimait le dire Albert Einstein, « on ne résout pas un problème avec les modes de pensées qui l’ont engendrés ».
Nos adversaires le savent aussi : c’est pourquoi ils se préparent à l’affrontement.
Le visage véritable que dissimule ce pouvoir est celui de Big Mother et de Big Brother. Big Mother nous enchaîne avec ses institutions débilitantes comme la TV et les hypermarchés.
Lisons les travaux de leurs think tanks : ils n’ont plus foi que dans la théo-politique, c’est-à-dire cette régression vers le religieux, seul capable à leurs yeux d’endormir les peuples.
Ils savent cependant qu’il sera impossible à cette petite classe de super-riches de maintenir leur domination lorsque les dernières idoles de la société de consommation s’écrouleront.

Avec la « démoyennisation de la société » qu’annonce la nouvelle phase de récession économique qui va se produire, cette fois, dans un contexte nouveau d’effondrement environnemental, Big Mother ne pourra alors que s’accoupler davantage avec Big Brother. Qui peut croire qu’on nous fiche, qu’on nous espionne, qu’on nous flique par pur plaisir sadique ? Les nouveaux moyens militaro-policiers de contrôle des foules seront au point lorsque les moyens idéologiques ne seront plus suffisants pour maintenir dans la bonne humeur les millions d’humains qui n’ont plus le sentiment d’appartenir à la même espèce que ceux qui les dirigent. Cette chute des Idoles du capitalisme productiviste est aussi notre chance. Selon le sociologue suédois Gunnar Myrdal, prix Nobel d’économie, il suffit qu’un projet social soit défendu par 5 % de la population de façon suffisamment volontariste pour qu’il s’impose. Cette petite minorité entraîne généralement dans son sillage un quart du corps social permettant ainsi de faire basculer les indifférents. Combien sommes-nous d’insatisfaits ?

Responsable rédaction : Paul Ariès